Arundhathi Subramaniam Quand Dieu voyage
Traduit de l’anglais (Inde) par Roselyne Sibille
Édition bilingue
Dans le recueil vibrant « Quand Dieu voyage », Arundhathi Subramaniam offre une cartographie intime du sacré moderne. Quand Dieu voyage ne célèbre pas la divinité statique des temples, mais celle qui circule — dans le métro bondé, sur les routes poussiéreuses, dans le corps aimé ou abandonné.
Héritière d’une double culture, elle tisse ici des poèmes où l’érotique rencontre le mystique sans la moindre gêne. Son Dieu voyageur n’est ni tout à fait Krishna ni le Christ : c’est une présence insaisissable qui surgit dans l’accident, le désir, la perte. Entre Bombay et une éducation catholique conventuelle, avant de plonger dans la tradition advaita vedanta, la voix se construit à la frontière : là où les appartenances se frottent, et où la spiritualité cesse d’être un décor.
Le ton oscille, avec une maîtrise rare, entre l’ironique et l’extatique. On pense parfois à Rumi traversé par la modernité urbaine, ou à la Subramaniam de Love Without Strain, poussée plus loin dans l’expérimentation formelle. Ces poèmes respirent : ils passent du vers libre concis à des élans prophétiques, toujours portés par une musicalité qui fait écho aux traditions orales de l’Inde, sans jamais s’y réduire.
Ce qui frappe surtout, c’est l’audace d’une voix féminine qui réclame le sacré sans renoncer à sa chair, à sa colère, à ses questions. Ici, l’éveil ne ressemble pas à une fuite du monde : il se donne comme une présence plus ardente — au réel, à l’autre, au tremblement du désir.
Un recueil essentiel pour qui cherche une poésie où l’ancien et le contemporain ne s’opposent pas, mais se font route ensemble.
« Un sentiment d’émerveillement et des contrastes saisissants imprègnent le quatrième recueil de la poétesse indienne. Le sacré côtoie le quotidien, les jeux de mots intellectuels expriment des émotions intenses, et les mythes hindous ancestraux se mêlent à la vie urbaine contemporaine. D’une ampleur époustouflante, l’œuvre aborde la foi religieuse, l’amitié, les amours et les thèmes existentiels. Souvent, elle interroge la poésie elle-même, mais elle reste toujours ancrée dans le physique et le tangible, avec une imagerie visuelle inédite et percutante. Audacieuse et stimulante. » – Juanita Coulson, The Lady
- ISBN 979-10-96596-53-9
- Dimensions du livre 15,2 x 19,8 cm
- Nombre de pages 128 pages
- Prix 20,00 €
- Date de parution 15/05/26
Littératures de l'Inde 



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« Un sentiment d’émerveillement et des contrastes saisissants imprègnent le quatrième recueil de la poétesse indienne. Le sacré côtoie le quotidien, les jeux de mots intellectuels expriment des émotions intenses, et les mythes hindous ancestraux se mêlent à la vie urbaine contemporaine. D’une ampleur époustouflante, l’œuvre aborde la foi religieuse, l’amitié, les amours et les thèmes existentiels. Souvent, elle interroge la poésie elle-même, mais elle reste toujours ancrée dans le physique et le tangible, avec une imagerie visuelle inédite et percutante. Audacieuse et stimulante. » – Juanita Coulson, The Lady
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« Tour à tour laconique et passionnée, elle pose des questions sur la moralité et l’intégrité que de nombreux poètes refusent tout simplement d’aborder. Pourtant, c’est aussi une extraordinaire poète de l’amour… Un livre remarquable d’une poète remarquable. » – John Burnside, Poetry Review
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« … l’une des meilleures poètes écrivant en Inde aujourd’hui … Ce n’est pas une douce mélodie que l’on entend dans *Where I Live*. C’est le sifflement d’un combat à l’épée, chaque poème transpercé par la pointe d’un sabre puis placé sur une grille électrique pour grésiller comme une tranche de bacon sur un barbecue. » – Keki Daruwalla, The Hindu
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Une forte personnalité et une voix singulière ; ses poèmes semblent destinés à être lus à haute voix autant qu’à être lus sur la page. » — Bruce King, Journal of Postcolonial Literature
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« Peu de poètes parviennent à saisir des impulsions contradictoires de manière aussi convaincante. C’est cette palette inattendue qui rend l’œuvre de Subramaniam si agréable à lire. On ne sait jamais dans quel pays, quelle humeur, quel paysage urbain ou quelle relation on va être plongé, mais l’attention farouchement intelligente portée aux détails garantit que l’on a toutes les chances de s’immerger dans l’énergie pure du poème. » – Jules Mann, Poetry International Web