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Bibhutibhushan Bandopadhyay Aranyak

(La forêt)

Satyacharan, un jeune homme de Calcutta, est embauché comme gestionnaire par un riche propriétaire terrien d’une région reculée du Bihar voisin. Alors qu’il tombe amoureux de la forêt sur laquelle s’étendent les terres, il comprend que son travail doit progressivement l’amener à détruire cet environnement magique est imprévisible , et à en chasser ses habitants, personages hauts en couleurs et profondément attachants qui s’étaient installés là en quête d’un nouveau mode d’existence. Le combat de Satyacharan commence…

Célèbre pour son roman Le monde d’Apu, adapté au cinéma par Satyajit Ray, lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux, Bibhutibhushan Bandopadhyay est l’un des plus éminents représentants de la littérature indienne moderne. Son inimitable prose n’a eu de cesse de décrire le Bengale rural dans toute sa beauté, mais aussi dans sa dureté, sa pauvreté, ses rêves et ses espoirs : une oeuvre dont Aranyak constitue sans conteste l’apothéose.

  • Domaine Littérature bengali
  • ISBN ISBN : 979-10-96596-09-6
  • Dimensions du livre 13 x 20.5 cm
  • Nombre de pages 335 pages
  • Prix 21.00 
Auteur

Bibhutibhushan Bandopadhyay

Célèbre pour son roman Pather Panchali (Le monde d’Apu), adapté au cinéma par Satyajit Ray, et lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux, Bibhutibhushan Bandopadhyay est l’un des plus éminents (...)
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Dans la presse

Eloge de la forêt

Précurseur, l’écrivain indien Bibhutibushan Bandopadhyay nous parlait de déforestation il y a plus de 70 ans. La Forêt est un hymne à la nature et un appel à la tolérance.

Dans le Bengale indien, l’écrivain  a acquis la stature d’un classique. Les Editions Banyan publient Aranyak (La Forêt) en traduction française, de longues années après la première sortie en anglais en 1976. Bien que Bandopadhyay soit mort en 1950, son roman reste – malheureusement – actuel puisqu’il a pour thème la déforestation.

Dans Aranyak, le narrateur, Satyacharan, tombe sous le charme d’une vaste étendue boisée. Citadin, grandi à Calcutta, l’homme qui au début craignait de ne pas supporter l’éloignement de la mégapole se découvre une passion pour les hectares de jungle dont il doit assurer la gestion. Satyacharan ne comprend que bien plus tard que ses fonctions l’ont conduit à privatiser le secteur, accélérant la venue de paysans désireux de défricher et de dédier à l’agriculture les terres ainsi conquises sur la forêt.

L’intrigue est simple, la jungle est au cœur de tout. Satyacharan s’entend avec un mystique, Jugalprasad, et à eux deux ils sèment des plantes rares, rêvent de voir la forêt se perpétuer indéfiniment. Mais la pression économique se révèle trop forte. Aranyak raconte l’empathie de Satyacharan pour les autochtones qu’il aborde et dont il remarque la vie difficile. Le roman relate également l’ouverture d’un Bengalais à une culture voisine de la sienne. L’hymne à la nature s’enrichit d’un appel à la tolérance. Au fur et à mesure du déboisement croît chez le protagoniste un sentiment de culpabilité. L’homme espère être pardonné, du moment qu’il a admis son échec.

Le Courrier – 18 juin 2020